Les cauchemars

Les cauchemars
Terme dérivé du verbe latin calcare : fouler et du moyen-néerlandais mare : fantôme nocturne. Le cauchemar prend l'aspect d'un rêve désagréable comportant des sensations d'oppression , voire d'étouffement. A. Paré, qui le désigne aussi sous le nom de chauche-poulet, attribue avec justesse sa venue à des excès de nourritures et de boissons. Ses contemporains cependant y décelaient la venue d'incubes ou de succubes selon le sexe du dormeur. Vers 1218, G de Tilbury prétendait que les sorcières avaient le pouvoir d'envoyer des cauchemars aux personnes qui leur déplaisaient. Pour sa part, R.P Delrio y décelait l'action (auprès des femmes) de Belzébuth qu'il désigne comme un démon dépuceleur.

On venait, paraît-il, à bout de
s cauchemars en inondant la couche d'eau bénite, en récitant le Pater et l'Ave Maria, en utilisant des Agnus Dei . Mais le remède pouvait parfois s'avérer pire que le mal : un valet de ferme est torturé chaque nuit, rapporte H.Stalpaert par d'affreux étouffements qui le rendent incapable du moindre mouvement et même d'un appel au secours. Dès le lever du jour, son mal disparaît comme par enchantement. Le malheureux, certain d'être la victime d'un cauchemar, n'ose en parler à personne. Le fermier, inquiet de voir son ouvrier devenir aussi maigre et jaune en discute avec sa femme qui semble n'y rien comprendre non plus. Un matin, cependant, épuisé, le valet confie ses craintes à sa patronne et lui demande que faire pour se délivrer de ce mal. La fermière réfléchit et répond ensuite par un singulier conseil : pour capturer le cauchemar, le valet doit, la nuit suivante, en se couchant, poser un couteau à cran d'arrêt ouvert sur sa poitrine, le tranchant contre la peau. Intrigué par un tel conseil, le valet s'exécute mai, prudemment, tourne la lame vers l'extérieur avant de s'endormir profondément . Le lendemain matin, la fermière elle-même était fixée à la pointe du couteau sans pouvoir s'en détacher.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 12:14

Les Succubes

Les Succubes

Du latin subcubare : coucher sous. Démons lascifs revêtant une forme et un comportement féminins afin de soutirer leur semence à des hommes de préférences vigoureux, pour la transmettre ensuite, sous formes d'incubes, à des femmes qu'ils espèrent engrosser. Ce qui ne les empêche pas de venir induire au pêché de luxure des moines, anachorètes et adolescents tourmentés par la puberté.Les succubes peuvent également animer momentanément quelque personne décédée dont les partenaires, après une folle nuit d'amour, retrouvent le cadavre au petit matin. Le R.P Delrio affirme cette possibilité et Florimond de Raemond écrit que les démon s'emparent du corps des trépassés et « ministres de la mort logent parmi les morts. ».

T
out comme l'incubat, le succubat devait donner lieu à des récits salaces : par exemple, l'exorciste Brognoli, particulièrement qualifié et intarissable sur ces questions, nous raconte qu'à Bergame, vers 1650, un jeune homme âgé de 22 ans vit le démon lui apparaître sous la forme d'une jeune fille qu'il aimait beaucoup. A cette vue, il poussa un cri, mais le fantôme lui ordonna de se taire en l'assurant qu'il était sa bien-aimée, qu'elle avait fui de sa maison parce que sa mère l'avait maltraitée et qu'elle venait le voir. Il savait très bien que ce n'était pas sa fiancée, mais un démon ; malgré cela, après quelques paroles et quelques caresses, il consentit à ses désir. Le fantôme lui dit alors qu'il n'était pas sa dulcinée mais un démon, qu'il l'aimait et c'était pour cela qu'il le poursuivait jour et nuit. Brognoli ajoute que ce commerce monstrueux dura plusieurs mois mais que, grâce à son entremise, Dieu délivra enfin le jeune homme qui fit pénitence de ses pêchés.

Les rel
ations avec les succubes n'ont pas forcément un caractère agréable : Guaccius compare leur vagin à une caverne glacée et Ambroise Paré met en garde les contemporains en racontant la mésaventure survenue à un apprenti boucher qui était profondément plongé dans ses pensées érotiques et fut étonné lorsqu'il s'apeut subitement devant lui un diable ressemblant à une belle femme avec lequel, ayant eu affaire, les parties génitales commencèrent à s'enflammer de telle façon qu'il lui sembla avoir le feu dans tout son corps et mourut misérablement.

C
ertains cercles spirites, dont l'Eglise, condamne véhémentement les pratiques, continueraient à évoquer les succubes à des fins magico-érotiques. Par extension, on donne aussi le nom de succubes aux nymphomanes et aux insatiables fellatrices dont Balzac s'inspirait dans ses Contes drolatiques.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 12:15

Modifié le mercredi 27 juin 2007 23:14

Les gorgones

Les gorgones

Trois s½urs monstres : Méduse, Euryale et Sthéno qui, dans l'Antiquité grecque, habitaient au-delà de l'Océan à la frontière de la Nuit. Images d'épouvante dont la plus redoutable, Méduse, transformait en pierre les hommes qui la regardaient. Persée en triompha et offrit sa tête aux cheveux de serpents à Athéna qui, la plaçant sur son bouclier, en fit l'Egide. Les Grecs modernes voient dans les Gorgones des déesses redoutables.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 12:17

Les harpies

Les harpies

Créatures monstrueuses au corps de vautour munies d'ailes membraneuses, d'un bec crochu et de griffes acérées, répandant autour d'elles une odeur infecte, qui hantaient les abords des îles Strophates et que Virgile devait placer à l'entrée des Enfers pour y symboliser la mort et le néant.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 12:18

Séparateur

Séparateur
Il y a tout plein de symboles dans le genre "métalleux/gothiques/sataniques/occultes", leur point commun, c'est que vous avez une grande chance d'en voir un sur le collier ou le t-shirt d'un metal-head pur et dur... Mieux vaut donc savoir ce que ça représente pour savoir à quel groupe il appartient.

Note1 : Quelques un de ces signes sont légèrement (ou ouvertement) contraires à la doctrine chrétienne. Alors que pour la plupart c'est l'Eglise qui se sent offensée (la majorité des autres religions ne reconnaissant même pas cette institution), les tracés à connotation satanique sont par contre antéchrétiens (et pas forcément antichrétiens). Pensez donc qu'il y a 20 ans le métal était presque la seule forme de rébellion par rapport au christianisme et que pour ceux qui ont été élevé dans une famille religieuse, c'était un moyen de se démarquer.

Note2 : La plupart de ces symboles peuvent être porté à l'envers, la signification du symbole est alors inversée. Ex : le Ankh inversé représente la mort éternelle, par opposition au Ankh normal qui représente la vie éternelle
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 12:21

Modifié le mardi 26 juin 2007 08:23